16 août 2009
Fiesta gaie et chaleurs
Je reviens du défilé de la fierté gaie. Bien comme événement. Bon, c'est sûr que ce n'est pas tout à fait représentatif de la communauté gaie. Oui, la plume est y à l'honneur et oui, il y a beaucoup de gais comme moi qui sont à des années-lumière de cette réalité. Mais en même temps, est-ce qu'il faut que les défilés soient toujours à l'image d'une communauté? N'est-ce pas seulement un gros party? Prenez le défilé de la Saint-Jean, par exemple...
De toute façon, je trouve justement que le défilé de la fierté gaie est de plus en plus inclusif. Bien sûr, on y a vu des corps huilés se faire aller sur la chanson «Voyage voyage», mais on y a également vu des revendications politiques, des groupes d'entraide, des équipes sportives.
Bref, c'était très plaisant. On aime particulièrement la foule qui n'est pas composée en majorité de gais.
Mais maudit qu'il faisait chaud! En plein soleil. Heureusement, le défilé a eu lieu juste à côté de la maison. Nous avons donc pu rentrer pour aller vénérer ma nouvelle déesse: la machine à air climatisé. Chaque jour, en me levant, je lève les yeux au plafond et je la vénère. Hier, nous avons réalisé à quel point elle est importante. En allant faire un tour à Gatineau, nous avions fermé la machine avant de partir. Erreur. 31 degrés en revenant. Et ça a pris 5 heures avant de retrouver un confort. Le soleil tape tellement sur notre bloc que je dirais que ma machine à air climatisé est aussi importante que mon système de chauffage. Sans chauffer, il faisait parfois 27 en plein mois de mars...
Après le défilé, avant de revenir dans mon temple de la fraîcheur, nous sommes allés au Couche-Tard de la rue Sainte-Catherine pour prendre un bain de foule sueur, mais surtout pour acheter une sloche. Ah ben , je n'étais pas le seul à avoir eu cette idée de génie. La file d'attente pour payer était tellement longue que j'ai eu le temps de siphonner chaque parcelle de sloche. Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh.
No way que je quitte mon palais de la fraîcheur d'ici demain matin. Et je songe même à porter des bermudas demain pour le travail. Grand risque ici. Les filles ont le droit d'en porter, car leurs jambes ne sont pas considérées inesthétiques. Pfff. Je serai trans demain. Gay Power.
26 juillet 2009
Retour au travail
J'y suis, à la veille du retour au travail. Bah, ça va, j'ai eu le temps de faire tout ce que je voulais faire: voyager, régler quelques papiers, vacher, surtout vacher. C'est OK d'aller travailler demain, surtout que j'ai trouvé les derniers jours un peu off beat. Mais, malgré tout...
Ça ne me tente pas pantoute!
J'ai vraiment réussi à décrocher. Je me souviens à peine des dossiers que j'avais en attente avant de partir. Je crois que j'ai peur, en arrivant, d'ouvrir mes dossiers et de ne plus trouver la motivation de continuer. J'ai maintenant un recul que je n'avais pas en partant. Le recul est un état d'esprit précieux, car il permet de voir plus clair. C'est un regard presque vierge qui s'offre à nous, pour le meilleur et pour le pire.
Le recul sert aussi à analyser la place que le travail prend dans notre vie. Quoi? 5 jours par semaine? É-pou-van-ta-ble! C'est comme ça à chaque année. Je me dis qu'on l'on passe à côté de la vie en travaillant autant. Bon, ce sera 4 jours par semaine pendant tout le reste de l'été. Pas si pire quand même!
Ah la la, maudit que je suis une drama queen. Tout va bien se passer comme d'habitude. Du moins, c'est ce que je me répète.
15 juin 2009
Superbement pathétiques
Ça faisait un an que je travaillais sur mon projet. Les dernières semaines ont été très rushantes, particulièrement la fin de semaine qui vient de passer. Mais bon, comme je le disais un peu avant l'événement, j'étais fatigué d'en parler, j'avais hâte de passer à l'action. C'est fait.
Il y a un moment dont je me souviens particulièrement. Vendredi soir, après un cocktail dont j'étais responsable, le traiteur m'a offert un plateau de bouchées en l'honneur des organisateurs. C'était très gentil, car je n'avais presque pas mangé. Ma collègue est venue me chercher en voiturette de golf parce que nous étions en retard pour la programmation de soirée. Pendant qu'elle conduisait, je lui ai tendu le plateau et nous avons mangé des bouchées en chemin pendant qu'elle répondait à son cellulaire et que moi je répondais à un appel sur la radio. Arrivés à destination, avant de débarquer, nous nous sommes regardés et nous avons souri. Nous étions superbement pathétiques. Oui, il y avait une beauté dans notre misère.
Après avoir couru au soleil toute la fin de semaine, je suis retourné au bureau aujourd'hui. C'était très très très pénible. Pénible pour mes muscles, mais aussi pénible pour mon esprit. On dirait que tout devient vain. Pourtant, tout a été un vif succès. Bref, je vis un genre de post partum.
Pour utiliser l'expression consacrée par mon équipe en fin de semaine, je suis officiellement game over. Je vais me coucher.
15 mars 2009
Approbation
Bien sûr, tout le monde recherche des appuis ici et là. Mais plus je m'analyse, plus je me rends compte que ce désir prend trop de place dans ma vie. J'ai toujours au-dessus de ma tête cette peur irrationnelle de m'attirer les foudres de ceux que j'aime et (surtout?) de ceux qui détiennent l'autorité.
C'était mon évaluation annuelle de rendement au travail vendredi passé. Ce fut très positif. J'ai même reçu clairement cette approbation générale tant recherchée. Mais j'ai repassé dans ma tête l'entrevue pendant la fin de semaine. Et il me semble que j'ai eu l'air d'un adolescent. Oui, le petit gars qui quémande un appui. Je n'avais pas l'air d'un professionnel qui rencontre son gestionnaire pour discuter de travail. Non, un petit gars qui veut se faire dire qu'il est bon. Merde!