21 avril 2009
Société balisée
Il pleuvait trop ce matin, alors j'ai pris le métro. Du temps que je le prenais chaque jour, j'avais un avantage indéniable sur les autres voyageurs. Un urbain fini m'avait enseigné l'art de savoir où exactement s'ouvraient les portes. Il est terminé le temps des privilèges. À la station Berri, il y a maintenant des collants jaunes qui délimitent le périmètre de l'ouverture des portes. On dit que c'est pour éviter les mêlées et de laisser passer les gens. Je trouve que ça en dit long sur notre propension à toujours baliser davantage notre vivre-ensemble.