10 mai 2008
24 heures de science et une opération à coeur fermé
Tous les ans, l'organisme Science pour tous organise les 24 h de science. Ça le dit: pendant 24 heures, partout au Québec, une foule d'activités à saveur scientifique sont offertes au grand public. Cette année, ça se passe les 9 et 10 mai. Participez aux activités dans votre région, c'est nourrissant et gratuit!
J'ai pour ma part choisi une activité portant sur les innovations technologiques en médecine. Ça se passait à l'hôpital Royal-Victoria. J'y ai appris que l'on pouvait maintenant réaliser des opérations cardiaques sans ouvrir la poitrine. Extraordinaire, n'est-ce pas? On insère une longue tige (moins grosse qu'un cheveu) dans une veine pour aller travailler dans le coeur par l'intérieur. Il y a un paquet de caméras qui permettent de reconstituer sur un écran le coeur du patient en 3D. Et c'est seulement à partir de cette image (et un peu de colorant injecté dans le système du patient) que le chirurgien exerce son art. C'est très stressant: la marge de manoeuvre se compte en moins d'un millimètre et, ne l'oublions pas, nous jouons dans un coeur!
Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais c'est le genre d'expérience qui me rend les jambes molles. Il suffit de regarder un coeur battre à l'écran pour imaginer son propre coeur. Et s'il arrêtait? Bon, je me disais que ce serait le bon temps pour le faire, car, après tout, j'avais devant moi un des meilleurs cardiologues du pays!
L'opération dont je viens de parler est encore expérimentale. Pas standard of care, comme ils disent. J'ai bien aimé la réponse du médecin quand quelqu'un a demandé si l'opération était risquée. Il a dit: bien sûr, il y a des décès. Mais c'est comme pour les voitures, on mesure le risque. Ce n'est pas parce qu'il y a des accidents routiers mortels que nous arrêtons de produire les automobiles. Nous pouvons essayer d'améliorer la sécurité, mais il restera toujours un risque. Au bout du compte, c'est un calcul rationnel.
Je ne savais pas ça, mais il paraît que la médecine canadienne est plus avant-gardiste que la médecine américaine. Là-bas, ils sont plus conservateurs. L'opération à coeur fermé n'est pas encore permise par l'administration. De notre côté, ce n'est pas standard of care, mais au moins, on peut le proposer au patient.
Bref, ce fut une activité coup de coeur.
26 avril 2008
Acné rosacée: Biotherm à la rescousse!
OK, c'est maintenant officiel, je suis en train de devenir une drag queen. Ma virilité, qui ne tient qu'à un fil, vient d'en prendre un coup. J'ai osé raconter mon complexe facial à mon amie Princesse K. Celle-ci m'a diagnostiqué une acné rosacée. Elle m'a référé à une amie qui travaille à la galerie Beauté de Pharmaprix. 200$ plus tard, me voilà avec une routine d'hygiène digne d'une princesse. On m'a quand même vendu des produits spécifiquement conçus pour les hommes, ce qui est - dénonçons la bullshit - la même crème que pour les femmes, mais dans un tube noir au lieu d'un tube blanc ou rose. Misère...
Matin et soir
- Gel nettoyant et tonifiant (voir photo). Masser et rincer.
- Hydra Detox, soin hydratant oxygénant anti-teint terne au booster (écoutez-moi rire à distance) d'oxygène. Appliquer.
Une fois par semaine
- Désincrustant visage. Exfolier en massant et rincer.
- Masque-en-gel hydratant aux extraits de plantes. Laisser pénétrer pendant 15 minutes et rincer.
Bon, ce soir, je vais écouter le hockey chez Princesse K. Pendant que les hommes hurleront devant le match, Princesse K me conduira dans sa belle salle de bain, elle tamisera les lumières et jouera avec moi à l'esthéticienne. J'ai assez hâte!
Greluchement vôtre,
Vecteur.
23 février 2008
Luminothérapie: le «lux» du soleil
L'humain est comme une plante: il a besoin du soleil pour s'épanouir. En ce mois de février, épuisés par les sombres et froids mois de décembre et de janvier, nous cherchons tous notre place au soleil. Nous fonctionnons au ralenti, certains sont déprimés, bref nous vivons le blues de l'hiver. Je connais des personnes qui ont recours à la luminothérapie (ou photothérapie), qui consiste à s'exposer, à l'aide d'une lampe spéciale, à une lumière intense. À 50 cm de la lampe, nous yeux captent 10 000 lux de lumière.
Eh oui, on a besoin de «lux» pour être heureux. Pour donner une idée, lors d'une journée parfaite sur la plage, nous pouvons recevoir 100 000 lux de lumière. Mais à l'intérieur, même dans un lieu bien éclairé, on ne peut recevoir qu'un maximum de 1000 lux de lumière. Alors, quand on sort du bureau et qu'il fait déjà noir, nous sommes évidemment en carence de lumière.
Si le «lux» fait le bonheur, nous ne sommes heureusement pas obligés d'être riches pour en obtenir. Oui il y a les lampes que nous pouvons acheter, mais il y a aussi notre ami le soleil qui veut parfois se pointer le nez les samedis après-midi comme aujourd'hui. Vous auriez dû me voir tout à l'heure déambuler sur la rue Ste-Catherine. Quand je trouvais un coin particulièrement lumineux, je m'arrêtais, je regardais vers le ciel et je m'exclamais: «ah oui! du bon lux».
26 novembre 2007
Déjà vu de Paul Piché: y'a pas grand-chose en science à soir
On l'a appris hier à Tout le monde applaudit, Paul Piché a sorti un essai à prétention scientifique dans lequel il propose une théorie totalisante pour expliquer l'histoire, particulièrement en ce qui a trait aux modes et aux grandes tendances. Le tout est appuyé par une formule algébrique. Oh la la, on ne rit plus, une formule algébrique, rien de moins! Renversant.
Selon ce que j'ai compris, il est possible de tracer des parallèles entre les années qui suivent 1945. Il suffit de ploguer une année dans l'équation magique et le résultat nous réfère à une autre année. Et là, il suffit d'un peu d'imagination pour faire des liens.
Permettez-moi: Bullshit! Ah, ça fait du bien! Non, mais c'est quoi cette affaire-là! C'est n'importe quoi. Il suffit d'avoir un minimum d'esprit critique (que Danny Turcotte avait hier à Tout le monde applaudit) pour savoir qu'un des principes de base de la science est de pouvoir vérifier une hypothèse sur une quantité significative de cas. C'est facile d'émettre des hypothèses, surtout quand on décide comme Paul Piché d'en faire en faisant référence à des faits sociaux, mais encore faut-il passer le test de l'universalité.
Dans son livre Petit cours d'autodéfense intellectuelle (que je vous recommande chaudement), Normand Baillargeon traite de la question dans une section qui me fait immédiatement penser à l'essai de Paul Piché: hallucinations de (supposées) coïncidences numériques. Par exemple, l'auteur raconte que certaines personnes ont montré que le chiffre 11 se retrouve au coeur de tous les faits des attentats du 11 septembre 2001: le code téléphonique de l'Irak est 119, New York City compte 11 lettres, tout comme l'Afghanistan. Manhattan en compte 9, mais ça c'est un détail! Baillargeon écrit: «Il existe en effet un nombre virtuellement infini de choses en lien avec [d]es événements que l'on peut exprimer par des nombres; on en trouvera donc sans mal autant qu'on voudra où se retrouve le même nombre. [...] L'erreur est de sélectionner arbitrairement des récurrences numériques qui n'ont rien d'extraordinaire et de leur attribuer des significations». Page 101
Le cas de Paul Piché est un peu différent, mais il réfère au même genre de procédé. On trouve deux faits de l'histoire dont les dates peuvent concorder avec la logique de la formule algébrique proposée. Et puis on trouve un lien, n'importe lequel. Quand aux données qui ne fonctionnent pas, ou bien on n'a pas la lucidité de les voir (quand on est honnête) ou bien on les balaie sous le tapis (quand on est malhonnête).
Au-delà de cette critique méthodologique, je crois que ça vaut la peine de réfléchir également à ce que nous apporte une telle théorie. En quoi est-ce que ça nous éclaire? Il y a un lien à faire entre telle et telle année. OK, pis après? Quelle est l'utilité? De prédire l'avenir? Quand on y pense deux secondes, on voit bien que ça ne tient pas debout cette théorie-là: pourquoi est-ce que des événements seraient influencés par un chiffre (la date) que les humains ont fixé plus ou moins arbitrairement? Paul Piché parle d'inconscient collectif. Moi je parle d'inconscience individuelle scientifique.
Au fond, l'initiative de Paul Piché n'était pas mauvaise. Il aurait pu traiter des effets de mode ou des cycles événementiels sans avoir recours à une ridicule formule vide de sens. Il s'agit d'un sujet passionnant qui a été clairement mal exploité par Piché. J'aimerais tellement pouvoir vous le prouver par une équation! Mais je ne céderai pas à la tentation.
12 novembre 2007
(Re)mise en forme
C'est avec consternation que j'ai relu un article intitulé Régime Vecteur II où j'annonçais avec fierté le début d'un changement dans mes habitudes de vie. Je disais que je voulais faire de la course à pied et couper les desserts. Le résultat est désastreux. Je n'ai rien fait. Je n'ai pas réussi à retrouver mon poids santé.
Plusieurs sont sûrement tentés de me suggérer des régimes. Mais comme je l'ai déjà dit sur cette tribune, je ne crois pas aux régimes. Ce sont des solutions temporaires qui apportent des résultats temporaires. Je suis convaincu que les petits changements durables dans les habitudes de vie sont plus profitables à long terme que de grands efforts ascétiques que personne ne peut maintenir éternellement.
Récemment, des collègues de travail m'ont proposé une solution tentante, celle de m'inscrire à un gym près du boulot. Mes collègues s'entraînent ensemble, pendant le jour, ce qui crée une motivation collective non négligeable. Mais cela implique évidemment de reprendre les heures perdues en allongeant les journées de travail. Comme je trouve que je passe déjà assez de temps à l'extérieur de la maison dans une semaine, j'ai décidé de refuser l'offre.
Toutefois, je prends le pari d'être aussi en forme que mes collègues en peu de temps. Voici l'effort que je me propose et que je crois pouvoir maintenir pour toujours. Alimentation: couper les sucreries au bureau et à la maison. Exercice: environ quatre fois par semaine, je descendrai à mon sous-sol pour lever quelques poids et faire quelques redressements. Trois fois par semaine, j'irai faire de la marche rapide dans mon quartier. Cette marche s'additionnera à celle que je fais déjà à chaque jour pour aller au travail. En effet, en sortant à une station de métro plus éloignée que nécessaire (Bonaventure au lieu de Peel), je fais déjà un bon vingt minutes de marche rapide (en pente s'il vous plaît!) par jour.
Oui, en peu de temps, je pourrai ressortir de ma garde-robe de ma-gni-fi-ques morceaux de linge qui ne demandent qu'à être portés. Le plus difficile sera de contrôler mes rages de sucre. Je crois que ça prend à peu près un mois pour briser la dépendance. Avez-vous des trucs? Je mangerais donc une grosse tarte au sirop d'érable présentement...
28 octobre 2007
Sexologie et moralité
Cet article a été classé à tort dans la catégorie «science, pseudo-science et santé». À tort, car vous verrez que la réflexion que je vais ici présenter inscrit la sexualité en dehors de ces champs de savoir. Le classement s'est ainsi fait, car c'est malheureusement en termes scientifiques et sanitaires que nous traitons la sexualité dans notre société.
C'est en lisant les trois tomes de l'Histoire de la sexualité de Michel Foucault que ma pensée critique sur notre rapport (occidental) à la sexualité s'est développée. Le philosophe français explique que ce rapport est centré autour de la scientia sexualis, c'est-à-dire une espèce d'obsession à vouloir toujours connaître davantage ce qui sous-tend le désir humain. Il s'agit d'un processus historique d'identification des pratiques sexuelles qui finit par nous définir. Par exemple, on commence par cerner ce qu'est l'homosexualité avant d'inventer le personnage gai et de l'aménager socialement. La scientia sexualis fait tellement partie de notre mode de vie qu'il devient impensable de fonctionner d'une autre façon. Pour le meilleur et pour le pire, nos pratiques sexuelles se relient à notre identité et donc à la moralité.
Foucault souhaite que nous nous tournions vers l'ars erotica, là où le plaisir se suffit à lui-même. Le sujet est alors évacué: l'important est d'explorer les possibilités relationnelles pour trouver du plaisir. La pratique du sadomasochisme, où les rôles du bourreau et de la victime sont régulièrement inversés, peut clairement cadrer dans cette voie.
Une objection survient inévitablement: est-ce qu'avec l'ars erotica tout devient permis sous prétexte que c'est le plaisir lui-même qui importe dans l'analyse plutôt que le sujet? Foucault répondrait par la négative en disant qu'une nouvelle forme de morale peut prendre le relais, une éthique de soi.
Ces idées de Foucault me font beaucoup réfléchir. Je partage son avis: il faut arrêter de scruter à la loupe les pratiques sexuelles. En ce sens, j'ai très peu de respect pour la sexologie qui prétend ériger en science l'étude des comportements sexuels. À partir du moment où une sexologue nous dit que telle ou telle sexualité n'est pas saine, nous faisons un pas de plus dans la longue marche historique de la scientia sexualis. Je souhaite la mise à mort de cette discipline peudo-scientifique qui ne fait qu'imposer des carcans identitaires.
Vous me direz «c'est beau de promouvoir l'exploration des plaisirs, mais il est tout de même nécessaire de tracer certaines lignes». Je suis d'accord. Allons-y, faisons un peu de scientia sexualis. Prenons le cas de la pédophilie. Dans une société de droit, ce penchant sexuel ne saurait être acceptable, car il contrevient au principe du consentement éclairé. Dans une optique d'éthique de soi à la Foucault, la pédophilie devrait donc se limiter à l'imaginaire.
J'ai utilisé l'expression «consentement éclairé» alors que je suis conscient qu'elle demeure floue. Quand devient-on éclairé? Bonne question. Ce n'est pas évident. Nous y reviendrons. Quand devient-on sexuel? Ça, c'est limpide. Reprenons la logique des conservateurs pour les déstabiliser: on devient sexuel quand la nature le veut bien, c'est-à-dire à la puberté. Alors, techniquement (drôle d'adverbe ici), l'être sexuel, qu'il ait 12 ou 50 ans, devrait pouvoir faire ce qu'il entend avec son corps pour se procurer du plaisir. Par contre, il est très ardu de juger de l'acceptabilité d'une relation sexuelle qui se déroule entre une personne adulte de 50 ans et un adolescent. Nous avons là deux êtres parfaitement sexuels, mais il est difficile d'affirmer sans aucun doute que la première n'exerce aucune position d'autorité sur le second. Dans le doute, probablement vaut-il mieux opter pour la prudence. Et que dire de l'hypersexualisation des jeunes filles? Même idée: comment se convaincre que la sexualité débridée des adolescents vient de leur stricte qualité d'être sexuel? Ne vient-elle pas d'une société qui fait de la jouissance une obsession?
Et si on arrêtait de parler de la sexualité? Et si on arrêtait de la décortiquer, de la scruter, de la mesurer? Certes, la sexualité touche à quelque chose d'intime et c'est pourquoi le principe du consentement éclairé ne doit pas être transgressé. Mais en dehors de cette réserve, je crois que nous devrions nous inspirer de l'ars erotica et ne plus écouter les sexologues de ce monde. Laissons leurs normes au vestiaire et jouissons que diable!
01 septembre 2007
Espérance de vie: je crèverai à 83 ans
Je vous invite à vous rendre sur le site www.livingto100.com pour découvrir votre espérance de vie. Le site, qui semble avoir été construit avec l'expertise d'un médecin (attention, un médecin!), vous pose un tas de questions en vue de déterminer à quel âge vous devriez mourir. Tout y passe: stress, alimentation, sommeil, exercice, antécédents familiaux, habitudes de vie comme le fait de porter ou non la ceinture de sécurité en voiture.
Trois préalables à l'utilisation de ce site: 1) vous devez maîtriser l'anglais, 2) vous devez être patient (le test est très long) et 3) vous devez accepter le fait que vous ne mourrez pas de façon accidentelle.
Pour ma part, je crèverai à 83 ans. Pas pire quand même. Il me reste 52 ans à vivre. Ben de l'allure. Pauvre Regard urbain, avec ses problèmes de sommeil et ses angoisses de prof, il va mourir à 77 ans. Que vais-je faire 6 ans sans lui?
29 juillet 2007
Régime Vecteur II
En 2006, je vous avais dévoilé le plan qui m'avait permis de perdre beaucoup de poids. C'était le Régime Vecteur axé autour d'une consommation frénétique de bagels et de longues marches. Si on prend comme repère le poids le plus bas auquel je suis descendu, j'ai pris 20 livres depuis ce temps. Ça va faire! Je lance dès demain matin le Régime Vecteur II. En passant, j'utilise le terme «régime», mais je ne devrais pas. Selon moi, les régimes, lorsqu'ils sont ponctuels, ne servent à rien. J'essaie plutôt de modifier mes habitudes pour de bon. Les résultats sont parfois moins spectaculaires que pour un régime sévère (du style je ne mange qu'un céleri par jour pendant un mois), mais au moins, ils sont plus durables. J'essaie donc de trouver un effort que je serais capable de fournir pour toujours.
Pourquoi pas suivre le premier régime? Parce qu'il n'est plus applicable. D'une part, je travaille à temps plein maintenant et il serait plutôt difficile de me nourrir seulement aux bagels. D'autre part, marcher du boulot jusqu'à chez moi relève de l'exploit. J'estime que ça prendrait presque deux heures.
J'ai donc conclu un pacte avec Regard urbain. D'ici le premier décembre qui vient, nous devrons tous les deux avoir atteint notre objectif de perte de poids. De mon côté, je devrai peser 155 livres. C'est faisable. Je pars de 176. Pour y arriver, je crois que je vais me mettre à la course. Regard urbain, grand coureur devant l'éternel, sera mon mentor. Je pourrais peut-être courir 10 KM au prochain marathon de Montréal et le demi-marathon à Ottawa au printemps 2008. Côté bouffe, je crois que je vais me droguer au Cristal léger (Mylbou, aide-moi). J'aime beaucoup cette boisson sans calories qui me permet d'ingurgiter une quantité phénoménale d'eau. Et je vais couper tous les desserts. Je prendrai des sucreries seulement lorsqu'une table d'hôte d'un restaurant comprendra le dessert ou lorsque je serai invité à un endroit où on aura préparé avec amour une petite douceur.
Ce soir, tel un condamné, je me suis commandé une grosse pizza au bacon. Et là, avant que minuit n'arrive, je vais aller manger ma dernière crème glacée. Ô bouffe grasse et sucrée, tu vas me manquer! Mais il faut ce qu'il faut pour être bien dans sa peau...
P.S. La peau de mon visage va beaucoup mieux...
23 juillet 2007
Acné adulte
Pourquoi cette photo extrême? Pour me consoler... Maudit que je suis écoeuré d'avoir des boutons! Bien que ça soit beaucoup moins éprouvant qu'à l'adolescence (j'avais tellement de boutons à l'époque que j'ai été traité aux antibiotiques pendant un mois), j'ai toujours un bouton qui me pousse en quelque part sur le visage à chaque semaine. Quand le bouton arrive au sommet de sa gloire, j'en ai pour la journée à me cacher sous le bureau. Et vient la question qui tue... Est-ce que je fais de l'acné adulte? J'ai fait quelques recherches pour en apprendre plus sur la question.
L'acné adulte existe, mais c'est très peu documenté, car ce problème touche surtout les adolescents. Mais j'ai appris un certain nombre de choses que j'aimerais partager avec vous si vous partagez avec moi ce malaise dans la peau:
1) Les causes? Les experts en suggèrent plusieurs. Mais comme je n'utilise pas de moyens de contraception, que je ne suis pas menstrué et que je ne suis pas enceint, je suis obligé de blâmer la pollution et le stress. Qu'est-ce que vous voulez que je fasse? Aller vivre en campagne et traire des vaches? Tant qu'à ça, j'aime mieux les boutons.
2) Mais une chose est certaine, l'acné n'a rien à voir avec une mauvaise hygiène (fiou, de quoi j'aurais l'air?). Par contre, quand on a une peau difficile même à l'âge adulte, il faut enlever absolument le surplus de sébum à l'aide de solutions nettoyantes sans savon. Je viens d'en acheter.
3) Il paraît qu'il ne faut pas crever les boutons. Succomber à ce plaisir de la vie répartirait les germes sur la peau. Il faut plutôt appliquer sur le bouton des produits à action ciblée. Je viens juste d'en acheter. Je crois que mon visage est en train de fondre au moment de vous écrire.
Et qu'est-ce que je ferai si ça ne suffit pas? Je crois que j'irai me cacher dans un placard du bureau. Tiens, ce sera un véritable retour à l'adolescence!
18 juillet 2007
Sommeil à son meilleur
Dans ma vie, je dors très bien. Mais c'est au prix de mille et une précautions. En effet, pour dormir (je dors très bien ou je ne dors pas du tout), plusieurs conditions essentielles doivent être réunies. 1: J'ai besoin du silence absolu. Un rien m'empêche de dormir. Que ce soit un craquement de plancher ou les oiseaux du matin, le bruit est mon ennemi. Pour ne pas écoeurer la Terre avec mon «problème», je me suis équipé de bouchons de silicone. Vous me direz: «ouin, mais tu risques de devenir dépendant». Savez-vous quoi? Je suis déjà dépendant aux bouchons. Oubliez ça, si demain les bouchons n'existent plus, je meurs de manque de sommeil. 2: J'ai besoin de la noirceur. C'est pourquoi j'ai installé une toile opaque dans ma chambre. Ailleurs, au besoin, je me sers de mes draps pour me former un bandeau improvisé. 3: J'ai besoin d'un matelas et d'un oreiller confortables, d'où ma récente critique sur le camping.
En plus de bien dormir, je m'endors rapidement et pour de bon. Une fois que mes bouchons sont mis, que la lumière est fermée et que je suis installé confortablement sur mon super oreiller «duvet canadien trois plis», je ne me réveille que le lendemain, frais et dispos.
Alors, à tous ceux de mon entourage qui souffrent d'un mauvais sommeil (je pense à Princesse K et à Regard urbain), j'oserais vous conseiller de suivre mon exemple. Mais j'ai plus pour vous! Je vais vous donner des petits conseils sur l'art de s'endormir. En effet, c'est bien de bien dormir, mais encore faut-il s'endormir... Voici mes trucs:
1) Adoptez un horaire de sommeil régulier. Moi, c'est toujours pareil: je me couche à 23h30 et je me lève à 7h30. Cela donne un beau 8 heures de sommeil. À vous de trouver le nombre d'heures qui vous convient. L'important, c'est la constance. Personnellement, je tiens même une comptabilité de mes heures de sommeil. Je me couche à minuit et demie un soir (déficit d'une heure)? Qu'à cela ne tienne, je dormirai 9 heures la nuit suivante!
2) Ayez un environnement de sommeil propice à la détente. Il faut que votre chambre soit votre havre de paix. Ayez des couleurs douces et évitez d'utiliser cette pièce pour le travail cérébral trop intense.
3) En vous endormant, imaginez des scénarios dans lesquels vous pouvez vous projeter. N'ayez pas peur de sombrer dans le ridicule. Personnellement, il m'arrive souvent d'imaginer que je suis le roi du nouveau pays du Québec. Dans ma tête, j'arrive à solutionner tous les problèmes et je suis adoré par mon peuple. Moi, ça m'endort...
4) Ma petite nouveauté: j'essaie de recréer le sentiment que j'avais lors du matin précédent (c'est-à-dire l'envie de rester couché). Et je me dis que le petit matin s'en vient rapidement et que je suis donc chanceux d'être dans mon beau lit. Et j'obtiens le sommeil à son meilleur...





