04 mai 2008
Brunch aux Trois Tilleuls
Situé sur le bord du Richelieu dans le coin de Beloeil, l'établissement Les Trois Tilleuls vous offre le dimanche un brunch raffiné pour pas trop cher. C'est intéressant, car il y a le même nombre de services que lors d'un souper gastronomique, mais le brunch nous permet quant à lui d'explorer de nouvelles saveurs comme le sucré par exemple. Voici le repas en photos.
Pour commencer, un petit drink voleur. Très bon. Étourdissant.
Les viennoiseries et jus de pomme «sans agent de conservation» que la serveuse fait dire. D'ailleurs, la serveuse était assez pincée merci. Un moment donné, son collègue a laissé tomber une fourchette par terre. Elle a levé les yeux au ciel comme si le pire crime de l'histoire de l'humanité avait été commis. En tout cas.
La coupe de fruits.
Oeuf poché et fruits de mer.
Dorade et crevettes grillées.
Le dessert.
Vous aurez compris que je ne souperai pas aujourd'hui...
26 avril 2008
Restaurant La colombe
Hier, je suis allé découvrir un restaurant «apportez votre vin» du Plateau. Il s'agit du restaurant La colombe, situé au 554 rue Duluth Est (la rue par excellence des «apportez votre vin»). C'est un petit établissement bien décoré qui offre un excellent service. Téléphone: 514-849-8844.
Potage de courge. Bon, mais ordinaire. Le poivre est nécessaire.
On adore les «apportez votre vin»!!! J'étais pas mal éméché après le repas, d'autant plus que nous avions également une petite bouteille de porto.
Gratin de chèvre au miel. Miam! Décidément, j'aime beaucoup le chèvre!
Du veau pour le plat principal. Simple, mais réussi.
Une délicieuse tarte au citron pour couronner le tout.
Et le prix dans tout ça? Vous pouvez vous en tirer pour 42$ par personne plus taxes et pourboire.
16 janvier 2008
Restaurant Laurie Raphaël (midi)
Le grand chef Daniel Vézina a ouvert son restaurant au centre-ville de Montréal dont l'adresse est le 2050 rue Mansfield. Il s'agit d'une cuisine qui présente le comble du raffinement. J'ai eu la chance d'aller dîner là ce midi avec mon équipe de travail pour fêter la nouvelle année. Sur l'heure du midi, on suggère le menu «chef chef» grâce auquel le chef nous sert des plats à l'aveugle. On ne sait pas ce qui s'en vient, mais on sait que pour 35$, on aura un potage, deux plats de viande ou de poisson ainsi qu'un dessert.
On aime:
- Les mobiles qui ornent les fenêtres
- Les portes en minou du vestiaire
- La musique qui ressemble à celle d'un spa
- La qualité et la fraîcheur des aliments
On aime moins:
- Le prix du vin
- Le service qui se prend un peu trop au sérieux
- Le mélange chaud et froid des plats
- La vaisselle jackée qui nous oblige à manger en snobs
- Le centre de table où le sel ressemble à du sucre, ce qui fait que j'ai salé mon café :)
22 décembre 2007
Restaurant Les Héritiers
Hier, je suis allé au restaurant Les Héritiers pour célébrer mon dixième anniversaire de couple. Il s'agit d'un apportez votre vin (on aime ça!) situé au 5091 de Lanaudière (métro Laurier). Comme la place est toute petite, il faut réserver au 514-528-4953. Site web: http://www.lesheritiers.com. Le restaurant est tellement petit qu'il ne faut pas craindre la proximité avec les voisins pour apprécier l'expérience. Par contre, le service est excellent et le rapport qualité/prix également.
Quand on apporte deux bouteilles pour deux personnes (dont une petite quand même!), c'est plus intelligent d'y aller en métro. Comme ça, on boit sans se soucier de rien. D'ailleurs, je ne sais pas si c'est la boisson ou la complicité, mais l'ambiance était tout simplement parfaite hier.
#1: potage aux tomates et pesto
#2: coussinet de chèvre chaud. À se péter la tête sur les murs!
#3 Trou normand: vodka et sorbet. Hello, I'm drunk. Content d'être venu en métro :)
#4 Escalope de saumon au vinaigre de framboise. Meilleur saumon de ma vie.
Le Châteauneuf-du-Pape étant terminé, nous avons ouvert le cidre de glace à la pomme que Scènes urbaines nous a gentiment offert pour notre dixième. Merci! Nous avons pensé à toi et à notre amitié. Le timing était juste parfait, car le cidre est excellent pour les fromages et desserts.
#5 L'assiette de fromages.
#6 Gâteau royal.
En prenant le menu dégustation, tout ça nous a coûté 100$ (avant pourboire) à deux. Cela me semble fort raisonnable. Seul problème: le restaurant prend seulement la Mastercard, laissant les détenteurs de Visa comme nous dans l'embarras. Heureusement, il y a un guichet Desjardins à un coin de rue (épicerie).
Nous avons adoré notre soirée! Nous y retournons c'est sûr!
17 novembre 2007
Viet: j'en mange tellement que je me transforme
Comme tout le monde au bureau, je ne me fais pas de lunch. Cela fait en sorte que je mange tout le temps au restaurant. Et j'avoue que j'ai un faible pour l'asiatique. Par exemple, voici mon menu de la semaine:
Lundi: ça ne compte pas, j'étais au Rendez-vous de la culture au Palais des congrès et un buffet (pas bon) était offert.
Mardi: Thaï Express, sauté au boeuf et légumes avec noix d'acajou.
Mercredi: Thaï Express, sauté au boeuf et légumes avec noix d'acajou.
Jeudi: Zen (cuisine chinoise), ravioli et boeuf au gingembre.
Vendredi: comme toujours, j'ai gossé tout le monde pour aller chez Saigon, la découverte de l'année. Je suis tellement fatiguant avec ce restaurant que j'ai l'air de leur représentant officiel au bureau. Scènes urbaines n'arrête pas de me faire des scènes.
Je mange tellement de l'asiatique que mon corps se transforme. Cette semaine, j'ai eu une vilaine irritation sous les yeux. Bizarre. Scènes urbaines a suggéré que c'est parce que mes yeux deviennent tranquillement bridés. Hum... Je dormirai là-dessus. Qui dort dîne...chez Saigon?
04 octobre 2007
Viet: ma longue quête est terminée!
J'adore manger du vietnamien. Mon régal: boeuf grillé, vermicelles et rouleau impérial. Quand j'étudiais à l'UQÀM, j'avais trouvé la meilleure place: Mëkong. Après mes études, j'ai travaillé un temps dans le coin du métro Jean-Talon, là où il y a beaucoup de restaurants vietnamiens. C'était pas mal, mais il manquait la petite touche de Mëkong, celle qui comprend un biscuit à la fin du repas. Et puis j'ai changé d'emploi, ce qui fait en sorte que je travaille depuis janvier au centre-ville. Dans ce haut lieu du capitalisme, je n'ai jamais trouvé un restaurant vietnamien intéressant et abordable. J'ai eu beau arpenter toutes les rues du voisinage, rien ne me plaisait. La seule chose qui avait de l'allure, c'était le Thaï Express et on s'entend qu'on est loin du mythique Mëkong.
Mais cette semaine, après près de neuf fois de recherches intenses, j'ai fait the découverte lors d'une petite marche. Juste à côté de mon bureau, sur Metcalfe, entre de Maisonneuve et Sherbrooke, se trouve un petit restaurant, un peu caché, qui s'appelle Saigon. Je suis allé voir le menu et mon coeur a failli arrêter de battre. Pour 7.25$ taxes incluses, il y a un spécial du midi à base de boeuf grillé qui vient avec un biscuit. Ce midi, j'ai prié Mylbou de m'accompagner pour tester ma découverte. C'est approuvé. C'est tout simplement parfait. Si ça se confirme, je pourrai peut-être enfin concrétiser le projet que j'avais eu dans le temps de Mëkong, celui de demander au propriétaire de me faire un deal à l'année pour que je mange là tous les midis. Je suis tellement heureux!
28 juillet 2007
Restaurant Toqué: le meilleur repas de ma vie
Je pense que la Terre au complet était au courant que j'allais chez Toqué hier. Oui oui, même les enfants qui crèvent de faim en Afrique. J'ai vraiment écoeuré tout le monde avec ça cette semaine. Et suite aux pressions venues de toutes parts, je m'empresse de rédiger cet article sur le meilleur repas de ma vie. Eh oui, j'aurais bien aimé pouvoir vous dire: «pas la peine de gaspiller plus de 400$ pour deux personnes là-dessus, c'est pas aussi bon qu'on le dit». Non, c'est encore meilleur que tout ce que vous pouvez imaginer.
Le service est impeccable. Exemple: on vous contourne pour aller déposer délicatement des nouveaux ustensiles à chaque service. Les serveurs sont très disponibles, mais pas trop envahissants. Ils sont parfaits! Le décor est magnifique. Exemple: de notre place, nous avions une vue sur la cave à vin et sur la Place Riopelle, un des plus beaux endroits de Montréal. Les ingrédients sont succulents. Le restaurant a ses propres producteurs et n'utilise que des produits qui arrivent le jour même. Exemple: les champignons que j'ai mangés avaient été cueillis le matin même! Petite suggestion: demandez à votre serveur de visiter les cuisines. C'est très impressionnant!
Pour apprécier cette expérience inoubliable, je vous recommande fortement de prendre le menu dégustation avec foie gras et vins. Il s'agit de 7 services (avec de petites surprises). C'est très plaisant de ne pas savoir ce qui s'en vient. C'est une surprise à chaque assiette qui arrive! Le tout est accompagné de 5 coupes de vins choisis scrupuleusement par le personnel. Je n'ai jamais bu du vin aussi bon! À la fin, nous étions un peu saouls, mais pas trop. Vraiment, c'était une soirée parfaite!
Et voici ce que vous attendiez tous, les photos que j'ai prises sans aucune honte pendant tout le repas. Comment ai-je fait pour me rappeler de tout ça? Le serveur m'a gentiment fourni un menu de ce que nous avons mangé, dans une petite enveloppe s'il vous plaît!
Pour bien commencer, une petite surprise qui ne compte pas comme un service: un shooter de gaspacho.
#1 Pétoncles marinés à l'eau de d'argousier, bleuets, huile d'estragon et mousse de wasabi. Oui oui, c'est bien de la petite glace sous les coquilles. Vin: Mosel-Saar-Ruwer 2005, Riesling Kabinett Bernkasteler Badstube.
#2 Maquereau et salade de légumes croquants, pain cuit à l'huile d'olive et mayonnaise à la sauge. Vin: Costières de Nîmes 2005, Grand signature.
#3 Foie gras de canard poêlé, brioche caramélisée et purée d'églantier, framboises jaunes et amandes fraîches. Orgasme garanti. C'était tellement bon que j'ai failli verser une larme (pour vrai!). Vin: Gewurztraminer 2005, Les Éléments.
#4 Saucisse de pintade, concombre saumuré et tomate. Vin: Montelpuciano d'Abruzzo, Marina Cvetic.
#5 Cuisseau de porcelet rôti, haricots verts et jaunes, oignon Vidalia, betterave jaune et morilles. Un mélange de saveurs parfait! Vin: Rioja Gran reserva 1998, Prado Enea.
#6 Salade sèche de pleurote érigé et d'herbes, morceaux de cheddar et purée d'abricot.
#7 Cannolli à la framboise, crème au citron et sorbet à la framboise. My god!
Un petit café Roger?
Et la touche finale: gelée de framboise et fondant au chocolat. Si j'avais pu me pitcher sur les murs, je l'aurais fait!
Seule ombre au tableau: j'ai eu un peu mal au coeur cette nuit. J'ai même pris du Pepto-Bismol. Peut-être mon estomac n'est-il pas habitué de manger autant de bonnes choses à la fois?
| Adresse | 900, Place Jean-Paul-Riopelle, Montréal (Québec) H2Z 2B2 |
| Rues adjacentes | Saint-Antoine et de Bleury |
| Téléphone | (514) 499-2084 |
| Télécopieur | (514) 499-0292 |
| Courriel | info@restaurant-toque.com |
| Adresse Internet | www.restaurant-toque.com |
21 juillet 2007
Gastronomie insulaire
Hier, j'étais invité à souper chez Princesse K. Elle ne s'appelle pas Princesse pour rien. En effet, elle habite à la fameuse île des Soeurs, le repère des gens riches et célèbres de Montréal qui ne veulent pas trop s'éloigner du centre-ville. J'ai donc quitté mon modeste quartier Villeray pour aller goûter à la gastronomie insulaire. J'étais très excité, car quand je travaillais avec Princesse K, elle me faisait souvent goûter à ses lunchs. Elle appelle ça sa «cuisine de tous les jours», celle qu'elle sert à Prince V, en tant que parfaite épouse. Mes papilles étaient donc attirées par cette invitation. Si sa cuisine de tous les jours est excellente, imaginez sa cuisine spéciale pour les invités! Je n'ai pas été déçu.
D'abord, nous sommes arrivés à son fabuleux condo, situé au pied du pont Champlain. Comme j'aime contempler les bouchons de circulation du haut de son salon!
Première surprise de la soirée: pas de pots Mason ce soir! Non, nous avons eu droit à de superbes drinks comme celui-ci.
Préparation du potage aux brocolis et au cheddar. Sans oublier une pincée de fleur de sel. P.S. je cherche désespérément de la fleur de sel partout. Maudit que je devrais arrêter d'aller chez Maxi!
Préparation des haricots blanchis aux lardons. Ou comme elle le dit: «des bines au bacon câlisse»!
Princesse place amoureusement le riz basmati dans les assiettes.
Voilà le plat! Tomates farcies au veau.
Du bon vin pour accompagner tout ça!
Et on trinque!
Un petit digestif pour faire passer tout ça.
Oups! J'ai trop bu, j'ai tout renversé sur mes pantalons!
Et le dessert: bananes caramélisées, sésame et crème glacée.
Miam miam! C'était parfait chère Princesse! J'ai hâte que tu m'invites de nouveau dans ton château!
01 juillet 2007
Sauce à spaghetti (à la Vecteur)
En cette journée de la fête du Canada où la couleur rouge est à l'honneur, j'ai pensé partager la recette de ma sauce à spaghetti. Me suis-je lancé récemment en politique et suis-je donc obligé, tout comme la charmante Liza Frulla, de faire dans le people pour aller gagner quelques votes? Mais non, c'est juste que j'ai réussi à cuisiner une sauce parfaite que j'adore. Mon problème, c'est que j'y vais toujours à peu près de sorte que ma sauce ne goûte jamais la même chose. Parfois elle est bonne, parfois elle ne goûte rien, parfois la texture est douteuse et parfois elle est parfaite. Alors, je vais essayer de me rappeler ce que j'ai fait exactement la dernière fois afin que j'aie enfin une recette. Elle ne sera jamais aussi bonne que celle de ma mère, mais c'est mieux que rien!
Ingrédients:
- 3 c.t. d'ail en pot
- 4 c.s. d'huile d'olive extra vierge
- 4 oignons
- 1 poivron vert
- 3 carottes moyennes
- 1 casseau de champignons
- 2 kilos de boeuf haché extra maigre
- 4 saucisses italiennes piquantes
- 2 grosses boîtes de tomates entières
- 1 grosse boîte de jus de tomates
- 1 boîte moyenne de sauce de tomates
- 2 petites boîtes de pâte de tomates
- 1 c.t. sel, 1 c.t. poivre, 2 c.s. sucre, 2 c.t. thym, 1 c.s. piments broyés, 1 c.s. basilic et 4 feuilles de laurier.
Préparation:
- Couper grossièrement (en sacrant comme un damné) les oignons, le poivron et les carottes et les déposer dans une immense casserole. Dans celle-ci, mettre l'huile d'olive et l'ail. Cuire à feu doux jusqu'à ce que les oignons soient dorés.
- Augmenter le feu à la puissance moyenne.
- Faire cuire la viande hachée avec le reste des légumes jusqu'à ce qu'elle ne soit plus rouge.
- Ajouter les tomates ainsi que leur jus dans la casserole. Ajouter également la grosse boîte de jus de tomates.
- Attention, opération délicate ici. Avec une mixette, broyer doucement le mélange. Y aller par petits coups (de 1 ou 2 secondes). Le but est qu'il reste de petits morceaux de tous les ingrédients. Il ne faut pas obtenir une soupe!
- Après les avoir façonnées en petites boulettes (patience requise), lancer les saucisses dans le mélange.
- Ajouter la boîte moyenne de sauce de tomates et les 2 petites boîtes de pâte de tomates.
- Épicer (sel, poivre, sucre, thym, basilic, piments broyés et feuilles de laurier).
- Brasser et laisser mijoter une demi-heure.
- Ajouter les champignons, baisser le feu (puissance 3) et laisser mijoter pendant une heure ou deux.
02 juin 2007
Homards à mort
Hier, dans le cadre d'un party de bureau, j'ai mangé pour la première fois du homard. Pour tous ceux qui connaissent mon légendaire dédain pour la nourriture qui sort un peu de l'ordinaire, il y a de quoi être surpris. Avant de vous raconter mon expérience culinaire, je dois vous parler du contexte. Je tiens à souligner que l'on ne m'a pas servi un homard comme on le ferait dans un restaurant. Non, j'ai assisté à la mise à mort des pauvres petites bêtes.
Il y avait une quarantaine de homards qui baignaient dans des sacs en plastique sur la galerie. Les tortionnaires ont allumé un feu sous un immense (vraiment immense) chaudron rempli d'eau. Après quelques minutes, on a ouvert les sacs et, un par un, on a coupé les élastiques qui retenaient les pinces avant de garrocher les homards dans l'eau bouillante. Contrairement à ce qu'on m'avait dit, je ne les ai pas entendus crier (c'était déjà ça de gagner). Mais je les ai vus bouger longtemps dans l'eau bouillante pendant qu'ils rougissaient de plus en plus. J'étais sous le choc. Ils souffraient!
Je me suis subtilement éloigné de la marmite, car je n'en pouvais plus. Heureusement, à mon bureau, j'ai des collègues qui dépassent parfois mon haut degré de cynisme. La petite fille rousse (j'introduis aujourd'hui un nouveau personnage) m'a dit de son ton assuré habituel: «avec un cerveau petit comme ça, penses-tu vraiment qu'il y a beaucoup d'émotions là-dedans?». Ouin, OK.
Je suis allé m'asseoir à la table. Peu de temps après, les bourreaux ont apporté une colline de carcasses rouges sur une grande tôle. Il fallait prendre nous-mêmes le homard pour le mettre dans notre assiette. Ouach! Mais puisqu'on allait le manger, je me suis dit que je pouvais laisser passer mes réflexes de citadin. Je n'avais aucune idée de la manière de manger ça. Heureusement, ma boss, qui vient du Bas-Saint-Laurent, m'a tout expliqué. D'abord, elle m'a fait valoir que la meilleure partie de la chair du homard se trouvait dans les pinces. Dans son cas, elle mange une pince au début et se garde l'autre pour la fin. Bavette autour du cou, j'ai donc brisé les pinces de mon homard. Je vous jure, j'avais vraiment l'impression qu'il allait se mettre à bouger! J'étais sûrement beau à voir... Après avoir beaucoup gossé, j'ai fini pour noyer un petit bout de chair blanche dans du beurre à l'ail. Mais c'est vraiment bon! Ce fut après le tour de la queue (il y a eu évidemment un éclat de rire quand un cuisinier a demandé si quelqu'un voulait une queue...) et c'était un peu moins laborieux.
Bilan? Comme dirait MeRU, c'est beaucoup de trouble pour peu de stock à manger. Et surtout, ça reste assez dégueulasse. Tu as une grosse carcasse devant toi que tu dois pulvériser. Il y a du jus qui sort de partout et tu as les mains couvertes de beurre à l'ail. L'année prochaine, je crois que je vais m'asseoir avec ceux qui avaient commandé du saumon. Au moins, dans le cas des poissons, on ne les voit pas mourir dans un filet... Vive le déni!














































