26 juin 2009
Du temps pour penser
Ça sent les vacances à plein nez! Dans moins de deux semaines, je serai en Europe. Me suivrez-vous chaque jour sur Vecteur?
D'ici là, le beat a beaucoup diminué au travail. Je me permets des congés. Et mardi prochain, ce sont les vacances pour un mois. Je suis content d'avoir plus de temps. Note positive: le temps que j'ai, je l'utilise pour réfléchir et contrairement à ce que j'ai déjà vécu, les pensées ne sont pas noires. Tout me fait penser à tout, mais rien ne réussi à me faire paniquer. Je crois que je suis zen.
Tout me fait penser à tout. La mort de Michael Jackson m'a projeté dans mes premières prises de conscience musicales. Moi, à l'époque, je préférais Boy George. La mort du king de la pop m'a surpris et m'a fait réaliser qu'une vie peut facilement dériver. Il y a une réelle fragilité du bonheur.
La Saint-Jean a été merveilleuse. J'ai réussi à mettre la main sur des passes VIP. J'avais une superbe vue sur le spectacle animé par Guy A Lepage. Quel talent il a quand même! Et même si le spectacle n'était pas un réel appel souverainiste, il m'a projeté dans mes pensées. Je me suis revu à Trois-Rivières en 1995 où je militais quand même pas mal pour l'option du oui. Je revois la rue Louis-Pasteur où toutes les fenêtres des blocs à appartements avaient leur affiche. Et je me rappelle de la défaite. Et je constate la démobilisation actuelle. Je ne sais vraiment pas où on s'en va...
Demain, direction Gatineau. Je vais fêter les 30 ans de ma grande amie. Je la connais depuis que je suis tout petit. Que dit-on à une amie qui connaît tout de vous, qui vous comprend juste par votre regard? Je crois que je lui dirai simplement que je n'imagine pas ma vie sans elle.
16 juin 2009
Torchon héréditaire
Quand j'étais petit, je me souviens que mon père et moi, on riait de ma mère lorsqu'elle parlait au téléphone. Le combiné dans une main, elle frottait son comptoir de l'autre main avec son torchon. Pire, on lui tendait des «pièges». Par exemple, mon père déposait une revue par terre et on minutait le temps que ça prenait avant que ma mère ne vienne la chercher pour la remettre sur la table.
Et puis je me rends compte que je suis pareil aujourd'hui. Quand on a fini de souper, je fonce dans ma cuisinette pour tout laver. Depuis que j'ai un lave-vaisselle (quel bonheur, je remercie le ciel chaque jour pour cette bénédiction) je suis d'autant plus motivé. Il me reste du temps pour tout astiquer. C'est carrément maladif. Ça devient ma fierté. Je me dis que l'élu de mon coeur sera heureux le lendemain de retrouver une cuisinette parfaite pour me faire de petits plats savoureux.
Pour le reste, j'avoue que je ne peux m'empêcher de ramasser tout ce qui traîne. Je porte ça en moi. L'ordre me permet de respirer.
La gentillesse
On m'a souvent dit que la gentillesse ne menait nulle part. À force de vouloir plaire à tout prix, les autres finissent par prendre avantage. Mais est-ce le cas? C'est comme dans tout, ce sont les anomalies qui sautent au visage. Quelqu'un qui est toujours bête comme ses pieds n'a qu'à sourire un peu pour plaire. Et quelqu'un qui est toujours gentil n'a qu'à monter un peu le ton pour se faire prendre au sérieux. J'ai «choisi» ce dernier rôle. Pour le meilleur et pour le pire. Parfois, j'en ai marre d'être gentil, car c'est beaucoup d'énergie. Mais aujourd'hui, j'étais content de pouvoir hurler en tant que gentil naturel. On m'a écouté. On a fait attention à moi.
15 juin 2009
Superbement pathétiques
Ça faisait un an que je travaillais sur mon projet. Les dernières semaines ont été très rushantes, particulièrement la fin de semaine qui vient de passer. Mais bon, comme je le disais un peu avant l'événement, j'étais fatigué d'en parler, j'avais hâte de passer à l'action. C'est fait.
Il y a un moment dont je me souviens particulièrement. Vendredi soir, après un cocktail dont j'étais responsable, le traiteur m'a offert un plateau de bouchées en l'honneur des organisateurs. C'était très gentil, car je n'avais presque pas mangé. Ma collègue est venue me chercher en voiturette de golf parce que nous étions en retard pour la programmation de soirée. Pendant qu'elle conduisait, je lui ai tendu le plateau et nous avons mangé des bouchées en chemin pendant qu'elle répondait à son cellulaire et que moi je répondais à un appel sur la radio. Arrivés à destination, avant de débarquer, nous nous sommes regardés et nous avons souri. Nous étions superbement pathétiques. Oui, il y avait une beauté dans notre misère.
Après avoir couru au soleil toute la fin de semaine, je suis retourné au bureau aujourd'hui. C'était très très très pénible. Pénible pour mes muscles, mais aussi pénible pour mon esprit. On dirait que tout devient vain. Pourtant, tout a été un vif succès. Bref, je vis un genre de post partum.
Pour utiliser l'expression consacrée par mon équipe en fin de semaine, je suis officiellement game over. Je vais me coucher.
08 juin 2009
233 pages plus tard
Ça y est! En un peu moins d'un an, j'ai réussi à faire une compilation de tout ce que j'ai écrit sur Vecteur entre le 3 août 2006 (date d'ouverture du blogue) et le 1er janvier 2009. Ça fait 233 pages en tout, simple interligne, avec quelques photos.
Ça a été long, car j'ai décidé de faire des regroupements et tisser un fil narratif. Savez-vous ce que j'ai écrit sur la page couverture? Tome I. Donc...
Eh oui, je dois (parce que ça me tente quand même) recommencer à écrire si je veux du nouveau contenu pour mon tome II. Pour l'instant, je n'ai pas trop le temps, mais ce n'est que partie remise. Dans moins d'un mois, je m'envole pour l'Europe où je compte bien tenir un journal de bord. À suivre.