06 mai 2008
Je suis un mauvais citoyen
Je n'en reviens pas. J'ai honte et je n'ai plus confiance en mon légendaire sens de l'organisation. En entrant à la maison ce soir, j'ai découvert un compte d'Hydro-Québec dans ma boîte à lettres. Je l'ai ouvert et c'est là que j'ai vu l'incompréhensible. C'était écrit: montant en souffrance dû immédiatement.
QUOI?
Moi, en retard?
Impossible. Jamais. Est-ce bien mon nom? Est-ce la bonne adresse? Ah, c'est sûrement une erreur administrative. Ils sont assez mêlés Hydro-Québec. Ha ha ha, elle est bonne.
Quand même, pour m'en assurer, je suis allé sur Accès-D pour aller voir mes relevés des derniers mois, question de voir mes paiements.
Re QUOI?
Pas un paiement depuis février.
Impossible. Jamais. Est-ce bien mon relevé de compte? Ah, c'est sûrement un bogue informatique. Ils sont assez mêlés Desjardins. Ha ha ha, elle est bonne.
Je suis allé voir dans mon classeur. Il y a un tiroir réservé aux factures à payer. Il y a une chemise réservée à Hydro-Québec. Que vois-je? Le relevé de mars est là, mais il ne porte pas la sanction officielle de Vecteur. Faut que je vous conte. Vous ne serez pas surpris d'apprendre que tout est compliqué avec moi. Quand j'ai terminé de payer une facture, j'écris mon numéro de confirmation informatique sur le relevé et je fais un beau trait noir sur le papier (comme dans le temps où je travaillais à la Caisse). Mais là, il n'y avait pas de trait.
Re re QUOI?
J'ai commencé à réaliser que j'en reperdais. Même pas capable de payer une facture. Franchement. Quant au relevé d'avril, il n'était pas dans la chemise. Là je soupçonne l'Élu de mon coeur de l'avoir trouvé dans la boîte à lettres et de l'avoir enfoui dans la pile d'affaires sur la table du salon. Il s'est sûrement retrouvé au recyclage. Mais quand même, ça veut dire que pendant trois mois, je n'ai pas réalisé que je n'ai payé aucun compte. Pas fort.
Après avoir payé tout ce que je devais, je me suis mis à angoisser. Qu'est-ce que monsieur Hydro-Québec va penser de moi? Je suis un mauvais citoyen. Vont-ils couper le service? J'ai essayé d'appeler pour m'excuser auprès de monsieur Hydro-Québec. C'était fermé.
Je vais mal dormir. Je suis maintenant un mauvais citoyen irresponsable. Je ne mérite plus l'électricité.
A new car! C'est sharp!
À plus d'un an de la fin de mon contrat de location de ma voiture Echo Hatchback grafignée et poquée (gracieuseté des stationnements de rue dans le Village quand l'Élu de mon coeur travaillait dans le coin), je me suis présenté hier chez mon concessionnaire Toyota. Avec mon bas kilométrage, il m'a proposé ce que j'espérais: me faire signer un nouveau contrat pour une Yaris de l'année pour le même prix que la Echo. Yeah! Elle est exactement comme celle qui apparaît sur la photo. Les avantages? Trois places en arrière (c'est pratique pour la belle-famille qui n'a pas de voiture), meilleur système d'aération, meilleure performance et encore moins énergivore! Du moins, c'est ce qu'on m'a dit. En prime: dispositif à iPod.
Comment ai-je réussi ce tour de force? Il paraît que je dois remercier monsieur Harper. Quand une voiture est «écologique» comme la Yaris, nous avons droit à 1000$ de retour, ce qui compense pour les dommages sur la voiture. Mais ne vous réjouissez pas trop vite, le programme a été aboli pour 2009.
Malgré tout, cet achat n'est pas trop excitant. Je me retrouve avec à peu près la même voiture qu'avant, avec les mêmes mensualités. J'ai connu des achats plus stressants. C'était même plate. Maudit que c'est plate acheter une voiture! C'est long endurer un vendeur de char pendant deux heures, surtout quand il insiste pour faire plein de commentaires sur nos anniversaires.
-Hey, c'est votre fête bientôt, monsieur Vecteur.
-Ben, pas vraiment, c'est en septembre.
-Ha, ça vient vite.
-Oui, oui.
-Savez-vous quel jour de semaine vous êtes né? Je peux vous le dire.
-Le mardi, je crois.
-Wow, vous êtes au courant.
Boring.
Mais, en cette année où j'ai acheté un nouveau condo, j'ai pu me remémorer avec sourire une scène qui date de 2002. À l'époque, j'avais acheté un duplex. Et puis j'ai acheté une voiture la même année. La vendeuse des assurances (que mon ami Mathieu appelle la crosseuse), en apprenant ce fait, s'est exclamée: «ayoye les gars, une maison, un char, c'est sharp»! J'en ri encore.





