04 mai 2008
Le verbe du mois
C'est en parlant à la Marquise de Longdoute que je me suis aperçu que j'utilisais sans arrêt un verbe et ses déclinaisons possibles.
Nourrir, voilà le verbe du mois.
J'adore ce verbe. Il exprime en un mot ce que je ne pourrais pas expliquer en des phrases complexes. Un verbe qui fait vibrer tout ce qu'il y a de plus primaire en nous. Un verbe qui ramène à notre animalité, à ce besoin éternel d'être nourri. Un être qui n'est pas nourri et un être qui meurt. Et cela ne s'applique pas seulement à la nourriture.
Par exemple, hier j'ai prêté à la Marquise les trois premières saisons de Six Feet Under (je suis en train de me taper la quatrième). Je lui ai dit: «écoute ça et surtout persévère, c'est une série qui vaut la peine. Que l'on traverse une période difficile ou heureuse, c'est très nourrissant».
Je vous invite à utiliser cette expression afin qu'elle puisse vous forcer à réfléchir à ce qui vous nourrit dans votre vie et à ce qui n'est au fond que des calories vides...
Brunch aux Trois Tilleuls
Situé sur le bord du Richelieu dans le coin de Beloeil, l'établissement Les Trois Tilleuls vous offre le dimanche un brunch raffiné pour pas trop cher. C'est intéressant, car il y a le même nombre de services que lors d'un souper gastronomique, mais le brunch nous permet quant à lui d'explorer de nouvelles saveurs comme le sucré par exemple. Voici le repas en photos.
Pour commencer, un petit drink voleur. Très bon. Étourdissant.
Les viennoiseries et jus de pomme «sans agent de conservation» que la serveuse fait dire. D'ailleurs, la serveuse était assez pincée merci. Un moment donné, son collègue a laissé tomber une fourchette par terre. Elle a levé les yeux au ciel comme si le pire crime de l'histoire de l'humanité avait été commis. En tout cas.
La coupe de fruits.
Oeuf poché et fruits de mer.
Dorade et crevettes grillées.
Le dessert.
Vous aurez compris que je ne souperai pas aujourd'hui...
Roth, Philip - La bête qui meurt
La bête qui meurt est un roman intimiste. L'auteur écrit au «tu». On a évidemment l'impression qu'il s'adresse au lecteur, mais ce n'est pas très clair. Ce n'est pas un livre plein de rebondissements. Il s'agit au fond d'une longue confidence d'un vieillard qui discute de sexualité, mais surtout de séduction. Disons qu'il faut être dans un mood particulier pour apprécier. C'est le genre de livre qui mériterait d'être lu d'un trait, d'autant plus qu'il n'est pas très long. De mon côté, je l'ai lu à coup de deux ou trois pages par jour dans le métro. C'est peut-être pour ça que j'ai plus ou aimé le roman. J'avais de la difficulté à être sensible au drame que me racontait l'auteur. Mais les dernières pages m'ont ému. Malgré le métro, la puissance du récit a fini par me rejoindre.











