04 mai 2008
Roth, Philip - La bête qui meurt
La bête qui meurt est un roman intimiste. L'auteur écrit au «tu». On a évidemment l'impression qu'il s'adresse au lecteur, mais ce n'est pas très clair. Ce n'est pas un livre plein de rebondissements. Il s'agit au fond d'une longue confidence d'un vieillard qui discute de sexualité, mais surtout de séduction. Disons qu'il faut être dans un mood particulier pour apprécier. C'est le genre de livre qui mériterait d'être lu d'un trait, d'autant plus qu'il n'est pas très long. De mon côté, je l'ai lu à coup de deux ou trois pages par jour dans le métro. C'est peut-être pour ça que j'ai plus ou aimé le roman. J'avais de la difficulté à être sensible au drame que me racontait l'auteur. Mais les dernières pages m'ont ému. Malgré le métro, la puissance du récit a fini par me rejoindre.
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