Vecteur

Vecteur: ce qui véhicule, transmet quelque chose. Dans ce webzine décapant, il y aura régulièrement de nouvelles chroniques qui porteront autant sur les petits riens que sur les grands enjeux qui traversent ma vie et ma société.

26 février 2007

Si j'étais André Boisclair...

PQ_RGB_2_thumb_homeAvouons-le, la campagne électorale est plutôt mal partie pour le Parti québécois (et donc pour André Boisclair).  L'heure est «grave»: l'appui à la souveraineté (qui oscille souvent entre 45 et 55%, tout dépendant de la conjoncture) est maintenant plus élevé que les intentions de vote pour le Parti québécois.  Tout ça dans un contexte où André Boisclair affronte un des gouvernements les plus impopulaires de l'histoire du Québec.  Si j'étais André Boisclair, je miserais le tout pour le tout.

Pour André Boisclair, miser le tout pour le tout signifierait de canaliser toute l'énergie des troupes au service de la cause de la souveraineté.  Ainsi, dans le débat des chefs à venir, quand Jean Charest demandera de nouveau si la priorité du Parti québécois est la santé ou la souveraineté, je suggère à André Boisclair de répondre très clairement que la souveraineté transcende tous les autres enjeux.  Bon, c'est vrai que tous les sondages indiquent que les Québécois ne veulent pas d'un autre référendum, mais au point où il en est, André Boisclair devrait faire le pari que l'opinion publique changera à partir du moment où un leadership ferme sera exprimé.

De toute façon, André Boisclair ne devrait pas avoir peur de s'avancer sur ce terrain.  Rappelons que l'article premier de la charte du Parti québécois est de faire la souveraineté du Québec.  Et question de gagner un peu de crédibilité, je suggère quelque chose de très audacieux.  Si j'étais André Boisclair, voici ce que j'oserais dire, quitte à créer beaucoup de remous: «le Parti québécois n'a aucune raison de vivre s'il n'a pas dans sa mire la souveraineté du Québec.  Je propose donc de tenir un ultime référendum dans mon premier mandat.  Ce sera le dernier référendum tenu par le Parti québécois, car si nous le perdons, je m'engage à faire tout ce qu'il faut pour saborder le parti.  Après plus de 30 années passées à préparer la venue du nouveau pays, nous ne pouvons plus accepter le mandat de gouverner une province.  C'est le pays ou c'est rien.  C'est maintenant ou jamais». 

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