02 juillet 2009
Beneger 2009
Aventures à suivre prochainement sur Vecteur... Je vais essayer d'écrire à chaque jour.
BE (Belgique) NE (Pays-Bas) GER (Allemagne), 7 au 21 juillet
- 8, 9, 10 juillet: Cologne, Bonn
- 11, 12, 13, 14 juillet: Amsterdam, Utrecht (?)
- 15, 16, 17 juillet: Rotterdam, La Haie
- 18, 19, 20 juillet: Bruxelles, Bruges, Anvers (?)
Preview en quelques clichés...
Cologne (Allemagne)
Bonn (Allemagne)
Amsterdam (Pays-Bas)
Utrecht (Pays-Bas)
Rotterdam (Pays-Bas)
La Haie (Pays-Bas)
Anvers (Belgique)
Bruges (Belgique)
Bruxelles (Belgique)
01 juillet 2009
Montréal l'été
Après avoir écouté un excellent film français (Il y a longtemps que je t'aime), nous avons décidé d'aller prendre une petite (une heure!) marche. Premier objectif: le Vieux-Port où se déroulait la Fête du Canada. Il y avait de la bonne musique et des effets lumineux intéressants, mais on se demandait bien où était le patriotisme. Mais ça faisait mon affaire: je ne vois vraiment pas où est le fun de fêter un non-pays. Il y avait foule.
Ensuite, direction Festival de Jazz où il y avait également foule. Nous sommes allés voir la nouvelle maison du Jazz et la Place des festivals. Très bonne ambiance et de mon oeil de pro, je peux vous dire que la scénographie est très belle.
Pour continuer, le chemin du retour. Pourquoi pas marcher sur Ste-Catherine, fermée entre Berri et Papineau? Encore là, beaucoup d'ambiance. Allez dans mon coin de pays, vous aimerez le thème «Beau temps pour étendre». J'adore cette tradition de fermer les rues.
Après toutes ces belles promenades inspirantes, j'ai essayé de me mettre dans la peau d'un touriste. Il me semble que j'aurais dit: wow, c'est vraiment hot Montréal. Ah, décidément, Danny Laferrière a vraiment trouvé la meilleure description de l'ambiance estivale montréalaise: c'est un été qui a connu l'hiver.
26 juin 2009
Du temps pour penser
Ça sent les vacances à plein nez! Dans moins de deux semaines, je serai en Europe. Me suivrez-vous chaque jour sur Vecteur?
D'ici là, le beat a beaucoup diminué au travail. Je me permets des congés. Et mardi prochain, ce sont les vacances pour un mois. Je suis content d'avoir plus de temps. Note positive: le temps que j'ai, je l'utilise pour réfléchir et contrairement à ce que j'ai déjà vécu, les pensées ne sont pas noires. Tout me fait penser à tout, mais rien ne réussi à me faire paniquer. Je crois que je suis zen.
Tout me fait penser à tout. La mort de Michael Jackson m'a projeté dans mes premières prises de conscience musicales. Moi, à l'époque, je préférais Boy George. La mort du king de la pop m'a surpris et m'a fait réaliser qu'une vie peut facilement dériver. Il y a une réelle fragilité du bonheur.
La Saint-Jean a été merveilleuse. J'ai réussi à mettre la main sur des passes VIP. J'avais une superbe vue sur le spectacle animé par Guy A Lepage. Quel talent il a quand même! Et même si le spectacle n'était pas un réel appel souverainiste, il m'a projeté dans mes pensées. Je me suis revu à Trois-Rivières en 1995 où je militais quand même pas mal pour l'option du oui. Je revois la rue Louis-Pasteur où toutes les fenêtres des blocs à appartements avaient leur affiche. Et je me rappelle de la défaite. Et je constate la démobilisation actuelle. Je ne sais vraiment pas où on s'en va...
Demain, direction Gatineau. Je vais fêter les 30 ans de ma grande amie. Je la connais depuis que je suis tout petit. Que dit-on à une amie qui connaît tout de vous, qui vous comprend juste par votre regard? Je crois que je lui dirai simplement que je n'imagine pas ma vie sans elle.
16 juin 2009
Torchon héréditaire
Quand j'étais petit, je me souviens que mon père et moi, on riait de ma mère lorsqu'elle parlait au téléphone. Le combiné dans une main, elle frottait son comptoir de l'autre main avec son torchon. Pire, on lui tendait des «pièges». Par exemple, mon père déposait une revue par terre et on minutait le temps que ça prenait avant que ma mère ne vienne la chercher pour la remettre sur la table.
Et puis je me rends compte que je suis pareil aujourd'hui. Quand on a fini de souper, je fonce dans ma cuisinette pour tout laver. Depuis que j'ai un lave-vaisselle (quel bonheur, je remercie le ciel chaque jour pour cette bénédiction) je suis d'autant plus motivé. Il me reste du temps pour tout astiquer. C'est carrément maladif. Ça devient ma fierté. Je me dis que l'élu de mon coeur sera heureux le lendemain de retrouver une cuisinette parfaite pour me faire de petits plats savoureux.
Pour le reste, j'avoue que je ne peux m'empêcher de ramasser tout ce qui traîne. Je porte ça en moi. L'ordre me permet de respirer.
La gentillesse
On m'a souvent dit que la gentillesse ne menait nulle part. À force de vouloir plaire à tout prix, les autres finissent par prendre avantage. Mais est-ce le cas? C'est comme dans tout, ce sont les anomalies qui sautent au visage. Quelqu'un qui est toujours bête comme ses pieds n'a qu'à sourire un peu pour plaire. Et quelqu'un qui est toujours gentil n'a qu'à monter un peu le ton pour se faire prendre au sérieux. J'ai «choisi» ce dernier rôle. Pour le meilleur et pour le pire. Parfois, j'en ai marre d'être gentil, car c'est beaucoup d'énergie. Mais aujourd'hui, j'étais content de pouvoir hurler en tant que gentil naturel. On m'a écouté. On a fait attention à moi.
15 juin 2009
Superbement pathétiques
Ça faisait un an que je travaillais sur mon projet. Les dernières semaines ont été très rushantes, particulièrement la fin de semaine qui vient de passer. Mais bon, comme je le disais un peu avant l'événement, j'étais fatigué d'en parler, j'avais hâte de passer à l'action. C'est fait.
Il y a un moment dont je me souviens particulièrement. Vendredi soir, après un cocktail dont j'étais responsable, le traiteur m'a offert un plateau de bouchées en l'honneur des organisateurs. C'était très gentil, car je n'avais presque pas mangé. Ma collègue est venue me chercher en voiturette de golf parce que nous étions en retard pour la programmation de soirée. Pendant qu'elle conduisait, je lui ai tendu le plateau et nous avons mangé des bouchées en chemin pendant qu'elle répondait à son cellulaire et que moi je répondais à un appel sur la radio. Arrivés à destination, avant de débarquer, nous nous sommes regardés et nous avons souri. Nous étions superbement pathétiques. Oui, il y avait une beauté dans notre misère.
Après avoir couru au soleil toute la fin de semaine, je suis retourné au bureau aujourd'hui. C'était très très très pénible. Pénible pour mes muscles, mais aussi pénible pour mon esprit. On dirait que tout devient vain. Pourtant, tout a été un vif succès. Bref, je vis un genre de post partum.
Pour utiliser l'expression consacrée par mon équipe en fin de semaine, je suis officiellement game over. Je vais me coucher.
08 juin 2009
233 pages plus tard
Ça y est! En un peu moins d'un an, j'ai réussi à faire une compilation de tout ce que j'ai écrit sur Vecteur entre le 3 août 2006 (date d'ouverture du blogue) et le 1er janvier 2009. Ça fait 233 pages en tout, simple interligne, avec quelques photos.
Ça a été long, car j'ai décidé de faire des regroupements et tisser un fil narratif. Savez-vous ce que j'ai écrit sur la page couverture? Tome I. Donc...
Eh oui, je dois (parce que ça me tente quand même) recommencer à écrire si je veux du nouveau contenu pour mon tome II. Pour l'instant, je n'ai pas trop le temps, mais ce n'est que partie remise. Dans moins d'un mois, je m'envole pour l'Europe où je compte bien tenir un journal de bord. À suivre.
23 mai 2009
L'art de gâcher un moment
Aujourd'hui, nous sommes allés enterrer ma grand-mère. Nous ne l'avions pas fait à son décès, car la terre était gelée. Toute la famille s'est de nouveau rassemblée pour rendre hommage à cette femme qu'on aimait tant.
L'employé s'est avancé vers nous avec l'urne. Je l'ai trouvé un peu expéditif en commençant une prière sans introduction. Après la prière, il a déposé l'urne dans le sol.
C'était le silence, c'était touchant. Tous les membres de la famille regardait la pierre tombale. Certains pleuraient. C'était un beau moment, car il était solennel.
Et puis l'épais d'employé a dit:
Donc c'est ça, on met l'urne au moins 3 pieds sous terre. Parce qu'avec le gel, dégel, gel, dégel, on veut pas que l'eau r'foule. Quand vous partirez, quelqu'un va venir remplir le trou pis remettre la petite motte de gazon. Prenez votre temps.
Quand tu veux tuer un moment touchant, je crois qu'il n'y a pas de meilleure façon.
Bon, c'est pas bien grave. Ma grand-mère n'était pas une personne compliquée. Nous sommes tous allés manger au restaurant par la suite en nous rappelant encore de bons souvenirs. Ah grand-maman! Je m'ennuie de toi.
19 mai 2009
Opération style
Vous saviez dans le temps de la saga du condo que j'avais une designer (dite la folle). Maintenant qu'il n'y a plus de condo à décorer, j'ai une styliste (toujours dite la folle). Ça a d'abord passé par mon acné adulte (2008), ensuite, c'était le tour des lunettes (janvier) et là on s'attaque à mes vêtements. Il paraît que je m'habille de façon morne.
Ma styliste m'a accompagné pendant du magasinage chez Mexx (mon magasin préféré, pour ne pas dire le seul). Ça a pris environ 20 minutes pour claquer près de 700$. Gulp. Mais bon, j'ai beaucoup de stock, comme des ceintures par exemple. Oui, j'avoue que j'avais encore des ceintures qui dataient de mon adolescence... Et dont les trous n'étaient plus réalistes...
My god! Que suis-je devenu? Un être superficiel tant préoccupé par son image? Je ne suis pas fier. Mais en même temps, faut avouer que ça fait du bien à l'esprit de dégager une image qui nous plaît. J'oubliais, je suis de retour aux cheveux courts et je suis maintenant au régime. Comme ça fait depuis octobre que mon poids est stable (merci ô marche quotidienne) je me suis dit que je pourrais faire un effort pour perdre ces 20 livres en trop. Techniquement, je ne devrais rien reprendre, puisque je suis arrivé à stabiliser mon poids. Vous voyez à quel point je suis devenu une catin?
04 mai 2009
Ville-art, ville-bordel
À l'approche de la campagne électorale à la mairie de Montréal, en ces temps de scandales, je réfléchis à l'avenir de ma ville d'adoption. Je voudrais que Montréal se transforme, mais je ne sais pas trop comment on devrait s'y prendre.
Parfois, quand je pense à Paris, je trouve que Montréal manque cruellement de planification. Je trouve que nous avons une ville patchée. Un peu de tout, mais aucune cohérence. C'est là que je sombre dans la mégalomanie et que je me mets à rêver d'un maire capoté qui aurait une vision claire de sa ville et qu'il la transformerait, même si cela signifierait de somber dans l'autocratie. Si c'était moi l'autocrate, je partirais du Vieux-Port pour aller partout par la suite et j'examinerais chaque coin de paysage pour le façonner selon ma conception esthétique de l'urbanité. Une ville-art.
Parfois, je me dis plutôt qu'on devrait assurer les services essentiels et laisser le reste respirer. Arrêter de mettre des bâtons dans les roues. Accepter n'importe quoi. Ramasser les poubelles et laisser faire le reste. Une ville laide, mais une ville vivante, reflet des pulsions primaires de ses habitants. Une ville-bordel.
Mais comme la modération a bien meilleur goût, préparons-nous aux élections.








